Videocollectifs est un projet de regard permanent sur la ville, observation ouverte et constamment renouvelée. L'intérêt des évènements vidéocollectifs est à la fois esthétique et sociologique. Ils permettent de montrer la cité telle que vue par ses citoyens et d'en créer une mémoire vidéo.

 

Organisés depuis 1984 par Natan Karczmar, les vidéocollectifs étaient jusqu'en 1988 à la fois collectifs et simultanés, une station de radio partenaire donnait le top départ du tournage aux vidéastes. Ainsi, il y avait autant de points de vue que de caméras, mais le fond sonore était la même émission de radio, symbole de la simultanéité. Les thèmes principaux étaient la cité et l'environnement.

Parmi les nombreux vidéocollectifs simultanés figure un jumelage vidéo entre les villes de Cologne, Liège, Esch-sur-Alzette, Lille et Grenoble réalisé à l'occasion de l'Année Européenne de l'Environnement, en 1987, et auquel participèrent une soixantaine de vidéastes.

En 2002, avec l'avènement généralisé de la vidéo numérique, une nouvelle formule de vidéocollectifs était proposée aux vidéastes avec la collaboration de Vidéoformes et les soutiens du Service Universités Culture et de la Mission des Relations Internationales de Clermond-Ferrand. Les vidéocollectifs ne sont plus simultanés, seule une date de collecte est proposée.

Les oeuvres sont tournées dans des approches diverses; l'expérimental (art vidéo), le documentaire, la fiction, et l'animation ou un mélange hybride de ces genres. La durée de l'oeuvre est de 3 minutes plus un générique de 10 secondes. Les vidéos sélectionnées sont présentées au Festival Vidéoformes et dans les villes participant au réseau vidéocollectif en France et dans différents pays.

L'intérêt du vidéocollectif est à la fois esthétique et sociologique. Il permet de montrer le regard du cinéaste sur sa ville et son environnement. Les participants sont des artistes vidéo, des étudiants et des amateurs ayant une pratique de tournage et de montage.

Organized since 1984 by Natan Karczmar, the videocollectives were collective and simultaneous until 1988, a radio station was giving the starting cue of the filming to the videomaker. Consequently, there were as many points of view as cameras but the soundtrack was the same radio broadcast, symbol of the simultaneousness. The main themes were the city and the environment.

Among the many simultaneous videocollectives was a video  twinning between the cities of Cologne, Liège, Esch-sur-Alzette, Lille and Grenoble produced  at the occasion of the European Year of Environment, in 1987, and some 60 videomakers  participated to the event.

In 2002, with digital video becoming popular, a new videocollective formula was proposed to videomakers with the collaboration of Videoformes and the cooperation of the University Culture Services  and the Clermont-Ferrand International Relations Mission. The videocollectives are not simultaneous anymore, there is only a collect date being proposed.

The works are filmed in various manners: experimental (video art), documentary, fiction, animation, or a mixing of these styles. The works duration is 3 minutes of footage + 10 seconds of titles. The works are presented at the Videoformes Festival as well as in the videocollective cities network in France and in various countries abroad.

The two main aspects in the videocollectives are esthetical and sociological.  It enables to show the videomaker's look on the city and its environment. Participants are video artists, students and amateurs having a filming and editing practice.